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L'ACTUALITÉ DE LA GRANDE ÎLE DEPUIS 1929

Ursula von der Leyen : cible des critiques dans les élections européennes

À l'approche des élections européennes, la figure de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, cristallise les attaques des partis d'extrême droite en France. Le Rassemblement National (RN) et Reconquête ! utilisent son image pour incarner ce qu'ils dénoncent comme les dérives de « l’Europe de Bruxelles ».



Lors d'un meeting à Marseille le 25 mai, Jérôme Macchi, retraité de 66 ans et adhérent de Reconquête !, s'est dit prêt à siffler le nom d'Ursula von der Leyen, bien qu'il admette ne pas être « très renseigné » sur elle. Pour lui, elle représente une autorité européenne qui prend des décisions sans consulter les États membres ni leurs peuples, sous l'influence des grandes entreprises américaines. Ces opinions sont alimentées par « ce qui se dit » sur Internet et les discours de Marion Maréchal et Eric Zemmour.


L'extrême droite en campagne

Ces derniers mois, Ursula von der Leyen est devenue une cible privilégiée dans les réunions publiques de l'extrême droite française. À Hénin-Beaumont, Louis Franc, un partisan du RN, la croyait « présidente du Parlement européen » et la voyait soumise aux intérêts des grandes industries, sans pouvoir citer de preuves concrètes. Samuel Meplaux, également du RN, pensait qu'elle était « présidente de l’Union européenne », tout en l'accusant de corruption et d'être liée aux lobbys, particulièrement sur la question des vaccins.


Une image négative parmi les partisans du RN et de reconquête

Les attaques contre Ursula von der Leyen sont récurrentes dans les discours de l'extrême droite. Ces partis la présentent comme le symbole de la bureaucratie européenne et des décisions prises sans légitimité démocratique. Leurs critiques se concentrent sur son rôle supposé dans la gestion de la crise sanitaire et les négociations de contrats de vaccins, la qualifiant de figure de la « magouille » et de la « corruption ».


L'absence de défense de ses alliés français

Il est notable que les alliés français d'Ursula von der Leyen au Parlement européen ne montent pas au créneau pour la défendre contre ces attaques. Cette absence de soutien pourrait s'expliquer par une volonté de ne pas s'aliéner une partie de l'électorat français critique envers les institutions européennes. Cependant, cela laisse le champ libre aux partis d'extrême droite pour exploiter cette figure comme repoussoir dans leur campagne.


Impact sur les élections européennes

L'utilisation de la figure d'Ursula von der Leyen par le RN et Reconquête ! vise à mobiliser leur base électorale en exacerbant les sentiments anti-européens. En dressant un portrait négatif de la présidente de la Commission européenne, ces partis cherchent à canaliser la frustration et la colère de certains électeurs contre les institutions de l'UE. Cette stratégie pourrait influencer les résultats des élections, notamment en renforçant le scepticisme et le rejet de l'Europe parmi une partie de l'électorat français.


À quelques mois des élections européennes, Ursula von der Leyen est devenue la cible principale des critiques de l'extrême droite française. Représentée comme l'incarnation des dysfonctionnements de « l’Europe de Bruxelles », elle cristallise les attaques des partis comme le RN et Reconquête !. Sans défense apparente de ses alliés français, cette figure est exploitée pour mobiliser les électeurs sceptiques envers les institutions européennes, soulignant ainsi les défis de l'UE en termes de légitimité et de communication auprès des citoyens.

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