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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Pacte de stabilité de l'UE : des inquiétudes concernant un accord précipité


Le 8 décembre, dans une tentative hâtive de conclure un accord sur les nouvelles règles budgétaires de l'Union européenne (UE), les ministres des finances des États membres ont envisagé un texte qui suscite des critiques quant à son adéquation face aux défis actuels.


Le compromis présenté par la présidence espagnole du Conseil, sous la pression de quelques pays menés par l'Allemagne, réintroduit des objectifs numériques uniformes pour tous. Cependant, il néglige la nécessité d'une flexibilité budgétaire suffisante pour soutenir des investissements publics dans une transition équitable vers une économie décarbonée.


Manquements et conséquences

Le pacte de stabilité et de croissance, élément central de la coordination des politiques budgétaires de l'UE, risque de ne pas répondre adéquatement aux défis à venir si cet accord précipité est adopté pour la prochaine décennie.


Les critiques émanant d'économistes pointent du doigt les lacunes de ce compromis, soulignant que ces nouvelles règles ne favoriseront pas la soutenabilité de la dette à long terme et freineront les objectifs climatiques, d'emploi et sociaux des États membres. Ces nouvelles restrictions pourraient impacter négativement la résilience des économies et des sociétés européennes.


Préoccupations économiques et sociales

Cinq points préoccupent particulièrement. Tout d'abord, le manque de flexibilité pour des investissements soutenant les priorités de l'Union. Les investissements soutenant ces objectifs ne devraient pas être soumis aux limites de déficit et de dette. Ensuite, des objectifs quantitatifs pour réduire la dette et le déficit pourraient entraver la capacité des gouvernements à investir, notamment dans des initiatives vertes à fort impact économique.


Appel à l'exclusion de certaines contraintes

Un appel est lancé pour exclure du plafond d'endettement le financement national des programmes de l'UE. De plus, la pression visant à imposer des « sauvegardes communes » pourrait limiter les incitations à utiliser les investissements pour réduire la dette, surtout dans des secteurs tels que les investissements écologiques, malgré leur potentiel à générer des revenus supplémentaires.

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