Qui est Ts’eliso Mokhosi ?

Ts’eliso Mokhosi est une figure politique majeure du Royaume du Lesotho, dont la carrière illustre une trajectoire de service public marquée par des responsabilités de haut niveau tant dans les domaines de la défense que du travail et de l’emploi. À travers les différents postes qu’il a occupés, Mokhosi s’est imposé comme un acteur clé de la vie politique basotho, engagé dans la transformation sociale et économique du pays. Son parcours offre une fenêtre sur les défis et les aspirations du Lesotho contemporain, un petit État enclavé au cœur de l’Afrique australe.

L’histoire de Ts’eliso Mokhosi s’inscrit dans un contexte politique complexe, où les dynamiques internes de parti et les enjeux nationaux s’entrelacent. Homme politique expérimenté, il a gravi les échelons au sein du parti Lesotho Congress for Democracy (LCD), assumant des responsabilités qui l’ont amené à influencer des politiques nationales importantes. Depuis ses débuts jusqu’à ses fonctions actuelles, Mokhosi a navigué entre gouvernance, réformes institutionnelles et défis socio-économiques, tout en jouant un rôle actif sur la scène internationale.

Ce portrait biographique se propose de revenir en détail sur la vie, la carrière, les engagements et l’impact de Ts’eliso Mokhosi, à travers une analyse rigoureuse et contextualisée de son rôle au sein du gouvernement basotho et au-delà.

Carrière politique : ascension au sein du LCD et premières responsabilités

Ts’eliso Mokhosi s’est imposé progressivement comme une figure influente au sein du Lesotho Congress for Democracy (LCD), l’un des principaux partis politiques du Lesotho. Le LCD a une longue histoire dans la politique basotho, étant largement impliqué dans les transformations institutionnelles du pays depuis les années 1990. Mokhosi y a occupé des postes importants, notamment celui de vice-leader du parti.

En avril 2023, il a été réélu au poste de vice-leader du LCD lors d’une conférence élective tenue à Berea, preuve de la confiance que lui accordent les membres du parti et de son influence croissante dans les instances dirigeantes. Lors de ce scrutin interne, il a obtenu une majorité significative de voix, ce qui témoigne de son poids politique au sein du parti et de son aptitude à rassembler les différentes factions autour de sa candidature.

Cette étape marque un tournant dans sa carrière, en consolidant sa position au cœur du parti et en lui donnant une plateforme plus forte pour s’engager dans les affaires nationales. Le rôle de vice-leader du LCD n’est pas simplement honorifique : il implique une participation active dans l’orientation stratégique du parti, dans la définition des positions politiques et dans la coordination des initiatives électorales et parlementaires.

Le Lesotho Congress for Democracy, fondé à la fin des années 1990, a été un acteur central de la politique basotho, remportant des majorités importantes au cours de plusieurs scrutins. Mokhosi s’inscrit dans cette trajectoire, dans un moment où le parti cherche à renforcer sa présence et à jouer un rôle constructif dans un paysage politique en constante évolution.

Ministre de la Défense et de la Sécurité : un rôle stratégique

Avant d’occuper ses fonctions actuelles au ministère du Travail et de l’Emploi, Ts’eliso Mokhosi a servi comme ministre de la Défense, de la Police et de la Sécurité nationale au sein du gouvernement du Lesotho. Cette position, l’une des plus sensibles au sein de l’exécutif, lui a conféré la responsabilité de superviser les forces armées et les services de sécurité du pays.

Le Lesotho a connu par le passé des périodes de tension interne, de coupes et de défis en matière de sécurité, notamment en raison de sa position géographique particulière et des pressions socio-économiques qui pèsent sur la population. Dans ce contexte, le ministère de la Défense joue un rôle essentiel pour maintenir la stabilité et assurer la protection des institutions démocratiques.

Au cours de son mandat à la Défense, Mokhosi a été confronté à des enjeux de taille, allant de la modernisation des forces armées à l’amélioration des relations entre la police et les citoyens, en passant par la nécessité de renforcer la transparence et le professionnalisme des services de sécurité. Ces questions sont au cœur des débats politiques dans un pays où l’État cherche à concilier autorité et respect des droits de l’homme.

Bien que les détails précis de ses actions à la tête de ce ministère ne soient pas abondamment documentés dans les sources publiques, il est clair que ce rôle a contribué à façonner son image de leader capable d’assumer des responsabilités de haut niveau et de traiter des questions sensibles avec rigueur.

Ministre du Travail et de l’Emploi : engagement pour le développement socio-économique

En novembre 2023, Ts’eliso Mokhosi a été nommé ministre du Travail et de l’Emploi dans le gouvernement dirigé par le Premier ministre Elias Sekhonyana Matekane. Cette nouvelle affectation marque une étape importante dans sa carrière, en plaçant au centre des politiques publiques les enjeux du marché du travail, de l’emploi et de la réinsertion professionnelle.

Le Lesotho, comme de nombreux pays africains, est confronté à des défis significatifs en matière d’emploi, avec un taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes. La question de l’emploi ne touche pas seulement l’économie, mais aussi la cohésion sociale et le bien-être des familles basotho. Mokhosi a ainsi été appelé à piloter des initiatives visant à stimuler la création d’emplois, à renforcer les capacités des travailleurs et à encourager une croissance économique inclusive.

Lancement du Comité national pour la migration du travail

Une des réalisations marquantes de Ts’eliso Mokhosi en tant que ministre du Travail a été l’inauguration, le 10 septembre 2024, du Comité national pour la migration du travail du Lesotho (CNLM). Ce comité a été créé dans le but d’améliorer la gestion des migrations pour raisons professionnelles, un phénomène qui concerne de nombreux citoyens basotho.

La migration pour travail est une réalité bien ancrée dans la société basotho. Historiquement, un grand nombre de travailleurs se rendent en Afrique du Sud voisine pour trouver des opportunités d’emploi, ce qui a des implications profondes pour l’économie nationale et la vie des familles restées au Lesotho. Face à ces dynamiques, la mise en place du comité visant à coordonner et à rationaliser la migration du travail représente une réponse institutionnelle ambitieuse.

Sous la direction de Mokhosi, le comité réunit diverses parties prenantes, notamment des représentants gouvernementaux, des syndicats et des employeurs, pour élaborer des politiques efficaces. Parmi les objectifs du comité figurent la protection des droits des travailleurs migrants, la facilitation de l’intégration sociale, la reconnaissance transfrontalière des qualifications professionnelles et le renforcement des mécanismes de protection sociale.

Cette initiative s’inscrit dans une approche plus large visant à faire de la migration du travail un levier de développement économique plutôt qu’un simple exode de main-d’œuvre. Mokhosi a souligné l’importance de promouvoir une image positive des migrants tout en protégeant leurs droits fondamentaux, insistant sur la nécessité d’une gouvernance inclusive et équitable.

Plaidoyer international et représentation du Lesotho

Dans le cadre de ses fonctions ministérielles, Ts’eliso Mokhosi a également représenté le Lesotho à des sommets et forums internationaux consacrés à l’emploi et au développement. En juillet 2025, il a pris part au Sommet sur la création d’emplois à Addis-Abeba, en Éthiopie, un événement qui a rassemblé des responsables politiques, des experts et des acteurs du développement pour discuter de stratégies innovantes en matière de création d’emplois, de résilience économique et d’intégration régionale.

Lors de ce sommet, Mokhosi a mis en avant l’engagement du Lesotho à renforcer les capacités de sa main-d’œuvre, à promouvoir l’éducation technique et professionnelle, et à encourager les partenariats public-privé pour stimuler l’innovation et l’emploi. Il a souligné que le développement d’un cadre de travail adapté aux exigences d’une économie moderne est essentiel pour réduire le chômage et stimuler la croissance durable.

Son intervention à Addis-Abeba reflète une vision claire : le Lesotho ne peut prospérer qu’en s’intégrant davantage dans les initiatives régionales tout en adaptant ses politiques internes aux réalités du marché du travail mondial.

Initiatives nationales et soutien à l’éducation

Outre ses responsabilités ministérielles, Mokhosi s’est également investi dans des initiatives nationales visant à renforcer l’éducation et les compétences techniques des Basotho. Une de ces initiatives a été son soutien prononcé à l’égard du Ntlafatso Skills Training Centre, un centre de formation professionnelle essentiel pour la préparation des jeunes au marché du travail moderne.

Lors d’une cérémonie de remise des diplômes, Mokhosi a réaffirmé l’engagement du gouvernement à améliorer la qualité de l’éducation professionnelle dispensée par le centre. Il a souligné l’importance de rendre les programmes de formation pertinents par rapport aux besoins actuels du marché, en particulier dans un monde où la technologie et l’innovation jouent un rôle croissant.

En mettant l’accent sur la continuité de l’apprentissage et la possibilité pour les diplômés de revenir pour actualiser leurs compétences, Mokhosi a promu une approche dynamique de l’éducation permanente. Cette vision reconnaît que la préparation à l’emploi ne se limite pas à une formation initiale, mais implique une adaptation continue aux évolutions économiques.

Engagement social et représentation culturelle

Au-delà de ses fonctions politiques, Ts’eliso Mokhosi est également reconnu pour son engagement social et sa présence dans des événements marquants de la vie communautaire. Par exemple, il a exprimé son attachement aux valeurs culturelles et familiales en participant à des cérémonies commémoratives importantes, montrant ainsi une dimension plus personnelle de son rôle public.

Cet engagement illustre la manière dont Mokhosi incorpore dans son action politique une attention aux traditions et aux questions sociales qui touchent profondément les Basotho. En tant que leader, il ne se limite pas aux arènes institutionnelles, mais s’implique également dans des moments de rassemblement communautaire, renforçant ainsi les liens entre dirigeants et citoyens.

Défis politiques et horizons futurs

La carrière de Ts’eliso Mokhosi n’a pas été exempte de défis. Dans un paysage politique souvent marqué par des tensions internes et des défis institutionnels, il a dû naviguer entre diverses forces concurrentes tout en maintenant une ligne directrice cohérente dans ses engagements.

Le Lesotho, pays à la géographie enclavée et à l’économie fragile, fait face à des défis structurels tels que le chômage, la pauvreté et la dépendance à l’égard des travailleurs migrants. En tant que ministre du Travail et de l’Emploi, Mokhosi a dû affronter ces défis de front, cherchant à élaborer des politiques qui répondent non seulement aux besoins immédiats, mais qui posent aussi les bases d’un avenir plus stable et prospère.

Son action politique future sera probablement marquée par la nécessité de renforcer encore davantage les institutions du travail, d’adapter les politiques migratoires aux réalités internationales et de poursuivre la promotion d’une éducation professionnelle pertinente et inclusive.

Héritage et influence

Ts’eliso Mokhosi laisse derrière lui une empreinte significative dans la politique basotho. À travers ses différents rôles ministériels, son leadership au sein du LCD et son engagement en faveur de réformes socio-économiques, il s’est affirmé comme un dirigeant pragmatique, soucieux de concilier tradition et modernité.

Son héritage se manifeste dans les initiatives qu’il a portées, notamment la création du Comité national pour la migration du travail, son plaidoyer pour une meilleure éducation professionnelle et sa représentation du Lesotho sur la scène internationale. Chaque action reflète une approche stratégique visant à positionner le Lesotho comme un acteur résilient face aux défis contemporains.

Alors que le pays continue d’évoluer, l’influence de Mokhosi sur les générations futures de dirigeants ne peut être sous-estimée. Son parcours rappelle que le leadership politique nécessite non seulement une vision, mais aussi une capacité à transformer cette vision en politiques concrètes qui répondent aux besoins des citoyens.

Conclusion

Ts’eliso Mokhosi est bien plus qu’un homme politique basotho : il est un acteur déterminant dans l’orientation des politiques publiques du Lesotho au XXIᵉ siècle. De ses fonctions au sein du Lesotho Congress for Democracy à ses responsabilités ministérielles, il a démontré une capacité à s’adapter, à innover et à défendre les intérêts de sa nation dans des domaines cruciaux tels que la sécurité, le travail et l’emploi.

Dans un monde en mutation rapide, où les défis économiques et sociaux sont de plus en plus complexes, la carrière de Mokhosi offre des enseignements précieux sur la manière dont un leader peut contribuer à façonner l’avenir de son pays. Par son engagement, son sens des responsabilités et sa vision pragmatique, il a marqué de manière durable la vie politique basotho, tout en inspirant ceux qui aspirent à servir la collectivité avec intégrité et détermination.

Ce portrait biographique témoigne de l’importance de comprendre les parcours individuels des dirigeants pour mieux appréhender les dynamiques nationales et régionales. Ts’eliso Mokhosi, par son action et son influence, incarne une part essentielle de l’histoire politique du Lesotho contemporain.

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