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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Affaire cassez-Vallarta : un cauchemar persistant en terre mexicaine


En 2005, l'arrestation de Florence Cassez et Israel Vallarta au Mexique a initié un calvaire judiciaire prolongé. Si la libération de la Française en 2013 a été largement médiatisée, le sort de son ex-compagnon, maintenu en détention préventive depuis dix-huit ans sans procès, et celui de membres de sa famille, demeurent largement méconnus.


Le destin contraste des deux accusés

Florence Cassez est devenue un nom familier en France suite à son arrestation en 2005 au Mexique, sa condamnation à une peine de quatre-vingt-seize ans de prison en 2008, puis sa libération en 2013 par la Cour suprême mexicaine. Son cas a suscité l'intervention du président Nicolas Sarkozy et a déclenché une crise diplomatique entre les deux nations. En revanche, le nom d'Israel Vallarta, son ancien compagnon, est resté en marge de l'attention médiatique. Accusé d'être associé à l'affaire, il est détenu depuis dix-huit ans sans avoir eu accès à un procès équitable.


Un long calvaire pour la famille Vallarta

Le 8 décembre marque la dix-huitième année de détention préventive d'Israel Vallarta, désormais âgé de 53 ans, à la prison de haute sécurité de l’Altiplano. Il est accusé d'être le chef d'un gang de kidnappeurs, nommé « bande du Zodiaque », sans avoir eu l'opportunité de comparaître devant un tribunal. Cette détention a également touché sa famille : René, Mario, Alejandro, Juan Carlos et Sergio Vallarta, frères et neveux d'Israel, ont été incarcérés pour appuyer les accusations portées contre Florence Cassez, sans preuve tangible de leur implication. Certains ont été arrêtés à des moments cruciaux de l'affaire Cassez-Vallarta, comme lors de la visite du président Sarkozy en 2009 ou lors de la possibilité de la libération de Cassez par la Cour suprême en 2012.


Des vies entre parenthèses

Trois des membres de la famille Vallarta ont passé sept ans en prison, tandis que deux autres sont toujours en détention préventive depuis onze ans. Leurs conditions reflètent une situation où, comme Florence Cassez et Israel Vallarta, ils semblent être, selon toute évidence, innocents.


L'affaire Cassez-Vallarta reste un témoignage troublant des rouages judiciaires complexes et parfois injustes. Les destins entrelacés de ces individus soulignent les failles du système judiciaire mexicain et la persistance de l'injustice pour ceux qui, malgré des preuves insuffisantes, restent derrière les barreaux depuis des années.

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