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L'ACTUALITÉ DEPUIS 1929

Canada : Controverses autour de l'extension de l'euthanasie médicale

Au Québec, un projet de loi qui propose l'extension de l'aide médicale à mourir, déjà en vigueur depuis 2015, est actuellement en consultation à l'Assemblée nationale, mais il soulève un débat de société sur la question du handicap.


L'aide médicale à mourir gagne en popularité au Canada, représentant désormais plus de 7% des décès, avec le Québec en tête du classement. Bien que la loi reste strictement encadrée et n'est utilisée qu'en dernier recours, une commission a lancé des consultations pour comprendre sa popularité. Un projet de loi proposant l'élargissement de l'accès à l'aide médicale à mourir est actuellement en consultation. Si adopté, il permettrait aux personnes souffrant d'un handicap neuromoteur grave et incurable d'y avoir accès, ainsi que la possibilité de faire une demande anticipée pour les maladies rendant inapte à consentir à des soins. Actuellement, l'accès est limité aux patients remplissant certaines conditions strictes, qui seraient modifiées par le projet de loi.


Le projet de loi visant à élargir l'accès à l'aide médicale à mourir au Québec suscite toujours le débat. Le Collège des médecins considère que l'ouverture de l'aide médicale à tous les handicaps graves et impossibles à soigner serait plus appropriée que la restriction aux handicaps moteurs. En revanche, Véronique Hivon, à l'origine de la première loi de 2015, s'oppose à cette idée. Le volet des demandes anticipées est également sujet à controverse, notamment concernant les personnes atteintes d'Alzheimer qui pourraient changer d'avis une fois l'aide enclenchée. La Fédération québécoise des sociétés Alzheimer estime également que les personnes atteintes d'une « démence heureuse » ne devraient pas avoir accès à l'aide médicale à mourir.


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